|

Percher sur une branche,
avec le vent qui la débranche,
tout là-haut, on regarde en bas,
notre vertige fait profil bas,
attention de ne pas tomber de haut,
car la chute ne s'amortit pas,
avec le tas et l'amas de feuille,
sans avoir le parfum du chevrefeuille.
Sur une branche perchée,
on ne peut toujours se cacher,
de notre amour propre effleuré,
par l'épée le sabre ou le fleuret,
d'une coupure argumentée,
de comparaisons démontrées,
les vautours sont toujours prêts,
à dépecer et à machouiller,
la puanteur des non-dits,
celle de l'effluve de contredit.
Dans l'arbre il y a le nid,
ceux des oiseaux de paradis,
leur plumages colorés,
font des envieux aux dents allongées,
des prédateurs peur recommandables,
des admirateurs très condannables.
Le vol du colibri,
battant de mille ailes,
sera plus que l'alibi,
à la volupté de la vie,
il perdra plus qu'une plume,
mais jamais toutes ces plumes,
à sa quête d'une vie plus belle....
didier écrit le 24 08 2011
|