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Je suis le berceau de tes larmes,
Le pauvre vaisseau de tes rêves.
Chaque blessure de ton cœur,
Vide d’usure tout mon être.
Souffrance endurée sans arme,
En notre amour emmuré, sans trêve.
Chacun si plein d’ardeur,
Qu’aucun ne peut disparaitre.
Fait de silence ou de vacarme,
Folle violence, nouvelle Eve
Nouvel Adam, âmes sœurs
Ravaudant leur paraître.
Le gong désespère de donner l’alarme
Pour que germe l’Amour de la fève
Trop tendre à nos peurs.
Attendre encore pour comparaître !
Je suis le cerceau de tes charmes.
Facile assaut de tes amours brèves.
Chaque rupture à son heure.
En toi capture de mon être.
Délivrance déchirée du drame
De nos corps enamourés, sans trêve.
Chacun si vide d’ardeur
Qu’aucun ne peut apparaitre.
Dans la présence de tes charmes,
Folle science des lèvres d’Eve
Qui d’attente compte les heures
Sans laisser rien transparaitre.
Lagon triste qui nous désarme
Et qui pourtant de la vie nous abreuve.
Rien attendre de nos rancœurs.
Tout prendre pour nous repaitre.
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