|

Il y avait des plaines où volent les alouettes,
Des ciels changeants venus du levant,
Des nuages allongeant leur silhouette
Dans les soirs tendres, au caprice du vent.
Il y avait l’orage où luisait ton pelage,
Sur tes flancs, l’ivresse des pluies de décembre
Formant d’étranges brumes à l’aube d’un voyage,
Eclaboussant de misère tes yeux d’ambre,
Et tu marchais confiant, l’homme à tes côtés,
Le pas volontaire, le cœur plein de courage,
Vers ces clameurs venues de tous côtés,
A l’enclos où il n’est plus aucun ombrage.
Il y avait la mort de beaux chevaux blancs,
La mort hideuse dans son habit de lumière,
Des chevaux blancs dans le sourire des enfants
Le traînant, lui, qui gisait dans la poussière.
Il y avait des plaines et des rires d’enfants,
Puis des boues rouges mêlées d’écume glacée,
Des sables blonds aux rivières de ton de sang,
Dans tes yeux qu’une lame a fermés.
http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/petitions/signer-petition/pour-retirer-la-tauromachie-du-patrimoine-culturel-francais-24.html
http://youtu.be/CRo8Y2w-ePE
|