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Tes rires se sont répandus en ma mémoire
comme un long fil d’argent vers le ciel,
des mots oubliés, des rêves enfantins
y viennent combler une absence.
Si loin que tu sois, en quelque endroit,
je garde secrètement au fond de moi
l’étrange image d’une éternelle enfant,
si loin que tu sois, en quelque endroit.
Je ravive souvent en mes silences têtus,
ton visage familier, alchimie de lumière,
berçant le temps qui m’est donné
sur la courbe fragile de l’éphémère.
Si loin que tu sois, je garde au fond de moi
l’enfant que j’avais tenue dans mes bras,
d’une brise venant coudre les saisons
sur les sentiers roses mêlés d’aurore.
Si loin que tu sois,
A ma nièce,Ophélie
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