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Tirer à la courte paille ,
n'avoir aucunes failles,
un feu qui fut emprisonné,
une étincelle qui est passionnée,
après tout ce temps couru,
mon corps est mis à nu.
Ne pas perdre la notion,
en avoir aucunes explications,
une braise qui fut consumée,
des crépitements qui furent apprivoisés,
après tout ce temps court,
mes pressentiment n'est pas sourd.
Allonger le fil d'ariane,
s'élancer avec une liane,
un balancier comme une mélodie,
un avancement sans monotonie,
après tout ce temps passé,
mon esprit est apaisé.
Partager les caprices du vent,
Eole souffle sous l'auvent,
de ma maison des heures durant,
un léger aquilon caressant,
après tout le temps d'avant,
mon visage sera teinté sous ce vent.
Il cours et s'égraine en grain,
un sable d'une couleur jaune brun,
avec des rouges et des bleus azuréens,
il cours et courra chaque jour,
à moi de le prendre à son tour,
comme un lien qui va vers les vertiges,
de mes envies et de mes amours,
de ma vie et des mes vestiges....
Didier écrit le 25 06 2011
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