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Sous les rayons amers des mémoires ouvertes,
De loin, il me souvient en te reconnaissant,
D'un temps crépusculaire et d'aubes recouvertes,
De flots impétueux sous un ciel oppressant.
Dans les âmes sépias,le souvenir accable.
Nos baisers éternels effleuraient l'infini;
J'étais ensoleillé, tu étais admirable,
Et notre acmé semblait n'être jamais fini.
Et nous étions portés sous le dôme des grâces,
Par nos ailes d'azur papillotant des feux
Des asiles cherchés, des mutismes fugaces,
D'insondables déserts à partager à deux.
Nos querelles dans l'ombre ourdissaient notre abîme,
Et cavaient dans nos cœurs un immense tombeau,
Et l'amour dévasté, au bord d'un seuil ultime,
Bascula dans la fosse emportant son flambeau.
Et là, je t'aperçois, franchissant ces années,
Sur l'improbable pont où résonnent tes pas,
Qui martèlent encor nos souffrances bruinées;
Je pivote et reflue vers mes sombres trépas.

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