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Je marche sur le boulevard,
pour accepter le hasard,
le hasard d'un soir,
où il fait très noir.
Je marche sur le trottoir,
tout au long du boulevard,
et ce soir je broie du noir,
pour ôter mes désespoirs.
Je marche dans la rue,
ou l'amour que j'ai vu,
part en courant, comme un inconnu,
un inconnu, ni vu ni connu.
Je marche sur cette rue,
pour enlever de ma vue,
la silhouette de cet(te) inconnu(e),
que j'ai à peine connu.
Je fais un pas devant,
pour aller droit devant,
pour pleurer tant et tant,
pour accepter le temps.
Je fais un pas droit devant,
avec la tête haute, en avant,
pour accueillir le temps,
le temps de mon errance,
je la prends comme une chance,
le soir ou mon échappée sera belle,
autant que je marche pour elle.
C'est mon errance d'un soir,
qui comblera mes espoirs,
l'espoir de voir, un soir,
l'amour qui est mon espoir.
didier écrit le 11 06 2011
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