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Je compte les moutons,
au-dessus de mon menton,
dans ma tête ils font des bonds,
pour pouvoir m'endormir,
et oublier mes tristes souvenirs.
Je compte un, deux, quatre, trois,
combien font quatre multiplié par trois,
onze ou douze, je ne sais plus compter,
et mes paupieres commencent à se fermer.
Tiens il y en a un cinq pattes,
et pourquoi pas un à mille pattes,
je m'endors, je baye aux corneilles,
avec les vers de Racine et de Corneille.
Je compte les moutons de panurge,
il y en a tellement que ca urge,
de pouvoir dormir dans cette nuit,
j'ai mon sommeil qui me fuit.
Il s'enfuit dans cette nuit étoilée,
pour revoir ne serait-ce qu'un instant,
les pouvoirs d'une magnifique fée,
celle qui avec sa baguette du temps,
me donne l'envie de respirer,
avec mes tendres amours espérés.
Je ne compte plus douze, quinze, cinquante, cent,
je dors à point fermer dans ce temps
suspendu , et mes songes sont enfermés,
dans l'immensité de la nuit voilée.
Demain je compterai encore,
les moutons et les brebis,
pour donner à mes envies,
de très belles embellies.
DIDIER écrit le 09 06 2011
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