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Quand le dernier ressac emportera mon âme,
Loin, très loin de vos yeux où la larme se pâme,
Ne trouvant d'humbles cœurs pour abriter ma nuit,
Tant un pieu souvenir à mon ombre s'enfuit,
Quand vos sanglots seront taris par d'autres peines,
Que vous en oublierez la passion dans mes veines,
Je partirai. J'irai vers d'autres univers,
D'autres sphères, laissant aux saisons les hivers.
Errant ou cheminant, quémandant une obole,
Une graine d'amour qui dans la nuit console,
Et que j'irai planter dans des vallons brumeux,
Où mes bonheurs en fleur rendront les gens heureux.

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