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VIEILLESSE AMIE
ne vois-tu rien venir,
aux délimitations de nos souvenirs,
de cette confidentes aux rides envoutantes,
elle guette les aubes et les aurores,
ou les jours s'éternisent en secondes ensorcelantes,
comme un vent venu de l'est ou du nord,
elle accepte les visages flétris,
qui par le passé ont vécus et souris,
avec des tendres baisers et rires perçus,
comme les mois ou les incertitudes ont perçues,
les prémices qui s'enlisèrent dans les profondeurs de l'oubli.
VIEILLESSE ENNEMI,
ne vois-tu rien arriver,
au-delà des frontières de nos passés,
de cette maitresse aux traits net et précis,
elle professe les soirs et les matins sans trop peine,
ou les nuits se prolongent en jour très concis,
elle enseigne les journées ensoleillées qui surprennent,
les heures venues des vents chauds de l'ouest et du midi,
elle accueille les figues meurtries,
qui dans les temps jadis ont aperçu,
les vilaines moues à peine vue.
Dans le futur de nos decennies,
les certitudes recevront les rires,
avec d'autant d'érosion et d'illusions,
avec tant d'usure et d'émotions,
qu'elles se transformeront en sourire.
Vieillesse es tu mon amie ou mon ennemi,
seras-tu mon ennemi ou mon amie,
que dire de cette vieille dame, cette mamie,
au seuil des portes de l'entrée de mes nuits.
DIDIER écrit le 03 06 2011
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