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Je sue de dire que mon amour,
n'est plus là, de la voir chaque jour.
Je nage dans une mare opaque,
ou mes sentiments débordent de cette flaque.
Je ruissele de mes obsessions oppressantes,
elles sont lourdes , très pesantes.
Je brasse tant, que mes émotions
coulent dans ma piscine sans fond.
Je pleure de tous mes lacrymales,
elles remplissent mon sceau
quand mon toit est percé par une rafale,
de pluie, d'averses, d'eau.
Je transpire à grosses gouttes,
elles glissent sur mon visage,
tant mon front est un lac gélé
elles arrivent sur ma bouche salée
et puis gouttent sur mon menton agé.
Le goutte à goutte de cette transpiration
va creuser comme une érosion
mes sentiments que je porte
tant pis si je suis à la porte
de mon cinquantenaire,
je ferai peut-être un centenaire,
avec du gris aux arcades sourcilières,
ces gouttes faconnent
mes rides et mes traits,
ce goutte à goutte maçonne,
ma barbe, mes attraits,
ma figure , mes joues creuses,
et cet amour à grosses gouttes
reliera mes larmes rieuses.
Je me souviens de ces rires ensorceleurs,
il y avait tant de sourires dans son coeur.
Didier écrit le 28 05 2011
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