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Le poeme est un peu long à lire mais allez jusqu'au bout et lire entre les lignes....
Le fil à coudre,
peut-il racommoder, résoudre,
les déchirures,les accrocs,
les morsures, les crocs,
ce fil de coton,
n'est pas toujours coton,
il est comme une agrafe,
que l'on dégrafe,
après une opération,
ou une ablation.
Le fil à étendre le linge,
il se tord, rit comme un singe,
enrobé de plastique,il est Tancarville,
c'est un pont entre deux villes,
il étend les vêtements sales lavés,
les jeans tout délavés,
les bleus de chantier,
qui sèchent au vent levé,
demain les travailleurs forcenés,
iront suer, construire l'avenir,
iront tirer celle ligne d'avenir,
avec du fil de plomb,
ils ont cet aplomb.
Pour ne pas perdre le fil,
il y a cette fille, Ariane,
qui n'avance pas comme un âne,
elle est comme une fusée,
qui est bien apprivoisée,
pour aller vers les étoiles,
vers un septième ciel comme un art,
nous verrons sur ces toiles,
son parcours, son monument comme un art,
et Frédérique (DARD), pourra paraphraser,
que ce fil n'est pas à écraser.
Sans ces broderies,sans ces dentelles,
sans ces fils d'or, le dé n'est pas un jouet,
sans les petites mains, ces femmes si belles,
ces fils là sont là, ils sont tissés par le rouet,
pour rassembler les coutures, les belles,
c'est un défilé qui cuit les oeufs dans une poêle,
c'est une omelette qui nous met à plat de coutûres,
mais demain , c'est quoi l'aventure.
Sans ces fils de fer, de zinc et de cuivre torsadés,
sans ces fils électriques et de fibre optique
les batiments et les idées ont un effet d'optique,
les édifices et les constructions ne seraient debout,
ils et elles se tiennent droit, fiers comme des marabouts.
Sans les mains des hommes fripées et fourbues,
sans les doigts des femmes agiles et crochus,
sans ces membres et ces articulations,
l'être ne peut édifier les imaginations,
ces esprits tendront les défis, les futurs,
de toutes les pensées, les murmures,
qui imaginent le fil de toutes les coutûres.
Didier écrit le 24 05 2011
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