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Acquiescement.
…..Oui. Des myriades, des Univers. Immensément se déploient et
S étendent et d’innombrables Mondes, Ô Milliards de Soleils!
Jaillissent et se rétractent, Brasiers, Fournaises, Feux! Oui, dans
L’Ouvert sans mesure ni Raison naissent, s’écroulent , désapparaissent
Matière, Lumière ,Espace, Orages d’Être, inlassable fracas, inlassable
Silence! Oui! Battement, Rythmes, Fluctuations bondissent, s’ouvrent,
Ô Formes inouïes, accrétions qui tournoient, basculent et s’effondrent,
Tourbillons de couleurs, Chocs, Fusions, Morcellements, Ruptures
Engloutis dans le Silence noir! Prodige des naissances, Prodige des
Dissimulations!
Oui. Milliards d’Univers! Les Temps s’ouvrent et se ferment!
Particules invisibles du vide infiniment peuplé, cherchant leurs
Etincelles d’énergie, Mondes s’auto-créant en totale immanence,
Fleurs d’expansion et de retrait et s’autodétruisant selon la Loi
Muette, le Mouvement, l’Oscillation! Donation et Refus scandent
L’Histoire non encore écrite des Mondes. Origine perdue, Origines
Multipliées, plus anciennes que toute ancienneté! Jardins de ciels
Géants à la clé égarée, Labyrinthes tout de bleu et de noir et de
Rouge profonds à jamais verrouillés!
Acquiesce, Ô mon âme en tourment de sagesse et de sérénité,
Acquiesce à l’Innombrable, au Battement et à l’Impermanence!
Oui au Brasier, à la Cendre des Mondes, oui aux paumes ouvertes
Vers l’énigme des Temps, oui à la Propension mystérieuse des
Choses, oui à l’orbe des vastes Firmaments, oui à l’Oscillation,
Oui au Vivant-Mourant, aux Semblables étranges, à l’Hydre
Renaissante du Réel dont tu ne sais ni clé de voûte ni pilier ni
La flèche, oui aux Merveilles et à la Terre abandonnée, oui aux
Visages changeants, aux paroles échangées, aux œuvres qui
Consolent et bercent la douleur d’aimer!……
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