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Dans l’interstice du Mystère…..
…..Sous le bloc du désastre et la rocaille stérile du désêtre,
Il coule encore d’imperceptibles résurgences, énigmes de la
Réserve d’Être de silencieuse provenance, la caresse de
Minces filets d’espérance, la frêle surprise de peu profondes
Sources, frêles ruisseaux mélancoliques qui se cherchent un
Lit, une forme , une voix, un regard, une musique…..
Tant de faiblesse et tant de force, cette blessure native et
Nourricière, cette blessure des Origines, cette Chose perdue
Que nul, vivant, ne rejoindra sinon dans la fracture sublime
Et le Lointain des Signes, écho mourant dans sa profération,
Difficiles brisées, traces infimes, sinon dans le Désir et l’Oeuvre,
Ô Paradis! « Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir. »
Alors, dans l’interstice du Mystère, des corps mûrissent et
Croissent et dans la Déchirure, la Loi, le Libre, des consciences
Entrevoient, se déchirent, une fleur saigne sa couleur, sa sève et
Sa passion, des paroles se tissent dans la fissure du Vide pour la
Consolation, des paroles étranges s’aiguisent et se partagent
Entre Mortels et tous un peu victimes, sauveurs, prophètes,
Persécuteurs, mimant la tragédie de Narcisse et d’Echo, quel
Est le Mal, Veilleurs ensommeillés, de miroir ou d’amour?
Ô rassembler sous le désastre les minces filets d’espérance,
Ô composer l’adieu de la Chose perdue! Qu’il vienne corps
Et paroles d’allégresse, l’épure, la grâce d’un instant, d’une
Matière, d’un souffle, l’euphorie d’une phrase et que les
Traversants s’exercent dans le gué périlleux, la fosse, le
Gouffre, le ravin, sur le chemin d’arête, fil tendu sur le Vide
Ou sur la page blanche en d’inlassables chorégraphies de Soi,
Calligraphies et Chants, la grâce d’un Partage!…..
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