Le silence des mots

 

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Le Jour Noir

le dimanche 08 mai 2011, à 08:44. Posté par Azarus




Son pas n'est pas pressé, il rentre de l'usine,
Le cœur dans les souliers et l'allure chagrine,
Jamais il n'avait vu l'avenue aussi belle
Quand Mai pose ses fleurs aux vols des hirondelles.

Dix ans ! Dix ans déjà qu'il faisait ce chemin
Du seuil de sa maison aux portes du turbin,
Fantôme de la vie, perdu dans la pagaille,
Forçat d'un univers où tout n'est que travail.

Alors, tête baissée,il regarde les ombres,
Les éclats de soleil dans les feuillages sombres,
Tout en échafaudant les affres d'un retour,
Les cris, la joie, l'amour, ses filles qui l'entourent.

Puis viennent s'ajouter les silences rougis
Qu'il voit dans le regard de sa femme meurtrie;
Ses doutes, ses questions, augures en suspens :
Peut-on vivre au-delà de son licenciement ?







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commentaires ( 12 ) (Ajouter un commentaire)
José le dimanche 08 mai 2011, à 09:12
La question finale est pertinente, car le travail, tout pénible qu'il soit, c'est bien plus qu'un moyen de subvenir aux besoins d'une famille: c'est une réalisation de soi, une considération sociale, le repère d'une vie. Un beau texte. Amitiés.

Azarus le dimanche 08 mai 2011, à 09:24
Merci José, ton com. complète mon texte - Amitiès

larose le dimanche 08 mai 2011, à 13:02
oui parce qu'il faut travailler pour vivre et non vivre pour travailler,le travail est une façon de subvenir à ses besoins!!!
amitiés!!!

Loïc le dimanche 08 mai 2011, à 15:23
A moins que tu aies été un jour licencié, force est de dire que tu t'es remarquablement mis dans la peau de cette victime. Peut-être y aurait-il eu de quoi faire un poème trois fois plus long sur les milliers de pensées qui l'assaillent, mais les appréhensions évoquées ici sont sans aucun doute les plus essentielles.

Et je ne peux pas passer ici sans louer le fait que les alexandrins sont maintenant impeccables. Dans le style néo-classique, bien sûr, pas classique, je précise à tout hasard. Dans le néo, seuls comptent le rythme des alexandrins et la sonorité des rimes, et c'est ce qu'on a ici. Bravo d'y être arrivé si facilement !

Amitiés

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http://www.mespoemes.net/cellox

imparfaitlibre le dimanche 08 mai 2011, à 22:54
--A mon sens, le travail ne fait pas l'homme mais reste un complément à sa vie et sa seule façon de vivre en société. L'homme a sa propre nature et peut être quelqu'un de grand au chômage autant que quelqu'un de petit avec le métier le mieux payer au monde. La générosité de coeur, la bonté, l'amour et le partage ne s'achèteront jamais et je trouve dommage qu'on juge les autres en fonction de leur situation ou de leur rang social. Il y a des gens dans la vie qui, pour des raisons indépendantes de leur volonté, perdent tout du jour au lendemain et se retrouvent RMiste!!! ont-ils changé le fond de leur personnalité pour ça? sont-ils moins capable de tenir un discours? Ne doit-on plus les regarder, leur parler ou les recevoir dans notre maison?
La société a toujours été ce qu'elle est aujourd'hui et on met trop vite tout le monde dans le même panier. Il existe des profiteurs du système mais il existe aussi des accidentés de parcours difficiles.
Avec ou sans travail est-on moins homme de valeurs!!!
Ton poème reste ouvert à la liberté de penser de chacun d'entre-nous.
Amitiés Azarus--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Azarus le lundi 09 mai 2011, à 08:36
Merci Larose - Oui le travail doit permettre de subvenir à ces besoins, mais hélas quand on le perd ...

Azarus le lundi 09 mai 2011, à 08:41
Loïc - Non, je n'ai pas été victime de ce fléau, mais quand j'écris, je suis ce que j'écris.Alors grande est ma récompense quand le lecteur vit lui aussi ce texte... Content que celui-ci t'ait plu...C'est grace a tes précieux conseil que je m'améliore - Merci Loïc; Amitiés.

Azarus le lundi 09 mai 2011, à 08:45
Imparfaitlibre - Merci pour ton com.que je trouve très pointu et juste. Tu as raison, la réflexion reste ouverte - Amitiés

domidom le lundi 09 mai 2011, à 11:27
Poème très intéressant, de mon coté je plains tous ces pauvres gens qui du jour au lendemain se trouvent démunis, qui en sont arrivés à devoir vendre leur maison pour rembourser leur crédit, hélas, ceci arrive tous les jours à notre porte, et je crains que l'avenir soit de pire en pire....
A bientôt...Domie...

rogertibbart le lundi 09 mai 2011, à 15:14
Un poème d'actualité très bien écrit !

Bonne continuation !

Roger

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http://www.mespoemes.net/rogertibbart

azarus le lundi 09 mai 2011, à 17:16
Tu as raison Domidom ! C'est en pensant à eux que j'ai écrit ce texte
A bientôt

http://www.mespoemes.net/azarus

azarus le lundi 09 mai 2011, à 17:17
Merci de ta visite Roger, ma porte reste grande ouverte et tu es le bienvenu
A bientôt
http://www.mespoemes.net/azarus

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