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Dès matines sonnées aux cadrans des clochers,
Les rives de la nuit se laissent inonder
Par la vague de l'aube qui porte sur son onde,
La nef immense et rouge de l'étoile du monde.
Et déjà on entend dans le frisson des nids,
S'élever les louanges, les hymnes à la vie,
Et le buisson champêtre teinté de clair-obscur,
Retrouve sous la vague sa verte chevelure.
Dans la clameur du jour qui enfin s'est levé,
Quand l'écume des brumes enlace la vallée,
Témoin silencieux, je vois la main de Dieu,
Qui s'ouvre devant moi et me montre les cieux.

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