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2010
Les lignes se croisent et se décroisent au rythme du vent.
Celui du large ou celui des terres, celui d’ailleurs, toujours.
Le ciel est bleu, le ciel est jaune et simplement blanc aussi, autant.
Les autres couleurs d‘arc en ciel, c’est seulement pour les grands jours.
Chemins de vie, rencontres heureuses, parfois moins, course du temps.
Cueillir chaque fleur pour en respirer le parfum le long du parcours.
Celui-ci enivrant, cet autre écœurant, tous nous parlent de cet avant ;
De notre désir, depuis l’enfant joyeux jusqu’à l’adulte, de bonheur.
Les lignes se ferment et s’ouvrent selon la terre et ses battements sourds.
Celui souple et doux des collines à vin, celui sinueux des ruisseaux de cours.
Confiant ses peines au verger, pour gouter de ses fruits futurs la saveur
Nourricière de la Merveille essentielle en chaque homme. Nouvelle ferveur
Qui creuse en nous, chaque année, plus profond ce dessein constant, faussement changeant,
Comme un cycle déca phonique s’amuse à s’apprendre un air de nouvel an.
Promesses faites à soi-même dans les klaxons de la minuit du jour d’avant
Rêves écarquillés partagés au comptoir du bistrot, entre bières et vins blancs.
Juré, craché, éternelle salive qui sèche dans la bouche à l’ultime moment.
Pourtant, laissez passer , il n’y a rien à voir ce n’est qu’affaire de sentiments.
Les mains se croisent et se décroisent unies au rythme des chants.
Celui des marins ivres, des paysans durs et des ouvriers sourds.
La terre, ferment du pain quotidien que l’homme ne croit jamais suffisant, déjà manquant,
La mer, vide d’avoir trop donné la chair de son ventre encore lourd nourrissant des espoirs d’antan.
Et tout cela parait ne faire que peines et chaos, larmes et errances.
Pourtant, avec le temps et le recul des ans, le fil rouge se délasse
Et dessine un belle ligne souple et recta qui donne envie de continuer de regarder le ciel de l’univers en rêvant de ces projets minéraux d’Amour qui forment une éternité de miel.
La voix lactée au goût sucrée et joliment parfumée par le Très Haut,
Nous met le pied en air de marche et de fête, bonbons et marchamallow
Il n’y a plus qu’à faire confiance, encore une fois, au cœur du nouvel an
Laissant derrière nous ce fatras de mémoire de tête pour se sentir aimant.
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