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Illumination
Laisse glisser tes larmes,
Laisse tomber la matière,
Baigné dans la lumière,
Tout entier dans l’om.
Renonce à cet amour de ta souffrance !
Tu es né de la source !
On le voit sur ta face !
Tu es bien plus que ton corps et son espace !
Ta marche est longue et peu assurée.
Ton esprit inquiet, rien ne l’apaise.
Ni les combinaisons
Ni les réflexions
Ni même les décisions
Ton corps pantomime
Te prend tout entier.
Ton pied est trop léger,
Et l’âme, seule, se mine,
De rouge s’habille,
Et le jaune s’annihile.
Nul parfum,
Nul humain,
Même divin.
Pour le faire revenir,
Plonger dans le silence doux.
Et d’un buisson vert de houx,
Se servir, pour le retenir.
Juste cette intimité !
N’être rien d’autre que le souffle !
Ne vouloir rien qui souffre !
Nulle timidité !
Même au front,
le rouge ne sied !
A qui cherche la vérité
Nul affront !
Accepter une vie d’aumône,
Se tenir dans cette paix du Jaune.
Sans peur de son immensité,
Ni de son vide apparenté
A la mort immonde et froide,
Quand il ne dit que méditation,
Quand il ne porte que résurrection,
De tout l’être même roide.
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