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au bord de nos utopies,
nous devons pratiquer l'autopsie,
de nos gestes, de nos actes,
pour les rédiger en un acte.
au bord de nos erreurs,
nous devons analyser les heures,
de toutes nos actions, nos faits,
pour nous surprendre en un effet.
au bord de nos crises,
nous devons accepter les surprises,
de tous les au revoir, les adieux,
et les prendre comme des moments heureux.
au bord de nos agacements,
nous devons confondre les énervements,
de tous les êtres, les gens,
pour les fondre dans le temps.
au bord de nos silences,
nous devons respecter les souffrances,
de toutes les blessures, les défiances,
pour ne pas ressentir l'indifférence.
au bord de ces précipices,
nous devons endurer les supplices,
de ces pentes ou l'on glisse
et les digérer comme un délice.
au bord de tous les coups de masse,
nous devons boire les tasses,
de tout ce que l'on amasse,
et nous nagerons cette longue brasse.
au bord de toutes les misères,
nous devons garder notre flair,
pour sentir les parfums de la terre,
quand les détresses s'accelèrent.
au bord de nos discours,
nous devons minimiser les coups,
de tous les cingles,de tous les fous,
et ceux-ci guérirons par le sentiment d'amour.
au bord de nos passions,
nous devons parvenir à des fusions,
entre les délations et les rebellions,
pour solidifier les unions.
au bord de nos haines,
nous devons écarteler les chaines,
de tous les maillons qui s'enchainent,
pour que le sang coule dans les veines.
il suffit de pas grand chose,
pour escalader les montagnes,
il suffit de pas grand chose,
pour hisser le drapeau blanc au mas de cocagne,
il suffit d'un rien,
pour nous tenir la main,
alors faites ce qu'il faut,
avec le moindre de vos moyens.....
didier écrit le 07 08 1999
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