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…..Merveille , désespoir, Ô les commencements!
Jour et Nuit se séparent et s’unissent, s’arrachent
Hors du Retrait qui les dispense, indéfectibles
Épousailles! Inapaisables Origines qu’aucun récit
Ne déverrouille. Ampleur profonde et noire, Ô
Milliards de soleils! Un solfège infini de cosmos
S’ébruite et fait silence qui scande sa rumeur du
Fond des millénaires….
Terre des abondances, terre de dénuement où
Gravite et mûrit le Vivant, tresse inlassable en
Force et en Faiblesse dans le pâtir et le mourir,
Voici les corps parlants en foule, les Dressés
Comme un arbre cosmique, enfants des profondeurs
Des surfaces et du Ciel, le pied tordu, la tête
Renversée, acrobates infirmes sur la corde du
Monde, les inventeurs de danses et de mythes……
Et nous nous exerçons infiniment à être……..
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