|
A chaque tour de manège elle monte et descend
Elle fait battre le cœur de tous les innocents
Elle remue de la boue elle remue de l’argent
A la pelle elle soulève elle agite le sang
Qu’elle monte au galop ou qu’elle marche au pas
Toujours en mouvement la marée n’attend pas
C’est la jeune fiancée que l’on mène à la noce
Et dont le peuple entier voit passer le carrosse
C’est le ballet annuel des oiseaux de passage
Les allées et venues de la diplomatie
Des pauvres exploités qu’on jette après usage
Et retournent chez eux sans entendre un merci ...
|