Onirisme quantique

 

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LES SORCIÈRES

le vendredi 26 novembre 2010, à 12:10. Posté par ange&lis



    C'est l'heure, où vont s'ouvrir les plus somlres grimoires...



    LES SORCIÈRES
    Poème onirique, magique, tragique et probabiliste


    C’est l’heure où vont gémir les obscures armoires…
    C’est l’heure où vont s’ouvrir les plus sombres grimoires…

    Dans les sables mouvants, un voyageur s’enlise
    Un chien hurle à la mort, assis près d’une église…
    Une effraie en silence, autour du vieux clocher
    Décrit des cercles lents pour aller s’y percher…

    La lune qui se lève éclaire les collines
    En jetant sur le sol des ombres sibyllines.
    De gros nuages noirs essayent vainement
    D’assombrir, de leur poids, l’éclat du firmament.

    Les biches et les daims courent à perdre haleine.
    Le hurlement des loups s’écoule sur la plaine...
    Les sorcières sont là, parmi les feux follets,
    Attendant la pénombre avant de s’envoler.

    Elles viennent planer au milieu des chouettes…
    Sur les toits, on entend grincer les girouettes…
    Les sorcières s’en vont, chevauchant leur balai,
    Pour former dans la ciel, un étrange ballet.

    Les sorcières, dit-on, préparent des breuvages
    En prenant des rats noirs et des herbes sauvages.
    Elles font un grand feu pour jeter dans des pots
    Des choucas, des serpents ou d’horribles crapauds.

    Les sorcières, dit-on, s’entourent d’égrégores
    Et partent vers minuit chercher des mandragores
    Sous les gibets de bois, que les ans ont tordus
    Quand ils ont accueillis de malheureux pendus.

    Les sorcières, dit-on, enduisent leurs corps grêles
    De jus de belladone et de tiges de prêles.
    Elles vont assister, lorsque le soir s’abat,
    À une messe noire ou un sombre sabbat.

    Autour du grand bouc noir qui les a perverties
    On les voit blasphémer en souillant des hosties
    Ou encore immoler, au nom de Lucifer,
    De très jeunes enfants destinés à l’enfer.

    Les sorcières, dit-on, comme autant de vipères,
    Aux lueurs du matin, regagnent leurs repaires.
    En ordre dispersé, leur long vol angoissant
    Se dissout dans l’éclat du jour resplendissant…

    … C’est l’heure où le jour luit, sous ses reflets de moire…
    L’heure de refermer les plus sombres grimoires…



    © Gérard ANGELIS 1995 - 2009

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Loïc le vendredi 26 novembre 2010, à 20:42
Ballet évocateur, avec de "belles" images ! Parfait pour Halloween, dommage, c'est un peu tard.
Classique presque parfait, on sent le travail ; je note juste une rime incorrecte, "follets-envoler" (plur-sing) et deux hiatus sur "à-une" et "ou-un".
Amitiés

http://www.mespoemes.net/cellox

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