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A travers la fenêtre ouverte,
Dans un jugement déréglé,
Sur mes yeux mi-clos, en alerte,
Ton souvenir vient me hanter.
Ma main se tend comme une barge
Croyant saisir dans le lointain,
Sous la bise fleurant le large,
Le mirage de ton parfum.
Soudain l’éclat de ton regard
Me couvre et j’oublie mon émoi,
Tout devient clair sans le brouillard
Des algarades d’autrefois.
Alors je savoure du soir,
Dans sa lumière qui s’effrite,
Ce qu’il me laisse apercevoir :
L’ombre de toi qui me visite.
Et frissonnant comme comblé,
Devant mes carreaux grand’ouverts,
Je savoure, jusqu’au dernier,
Les rayons de soleil d’hiver.
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