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Automne
J’aime l’automne et l’odeur des choses enfuies
Quand tournoient avec aisance les regrets
Et que sur le fil fragile de la nuit
Flânent comme une errance, une aube, un secret.
Derrière un mur de pierres sèches, sans âge,
Un petit cimetière s’accroche au temps,
Ô le bel automne aux ombres sages,
On dirait qu’il s’étire poussé par le vent.
Tout est sans vigueur et semble apaisé,
Jusqu’au sol maquillé de feuilles mortes
Et tout ravive d’oublieux passés,
Va l’automne, c’est toi qui les emportes.
Tout s’emplit de rêves dans les flaques d’eau
Et de mélancoliques ciels nonchalants
Y glissent comme d’immenses vaisseaux,
Ô le bel automne et ses tourments.
Tout repose enfin, tout semble mourir,
Qui pleure, qui gémit, que je n’entende,
Qui appelle quand vagabondent mes soupirs,
En mon cœur, mon âme, comme une offrande.
Ô le bel automne et son vaste sommeil,
Ô le bel automne et sa lumière qui tombe,
Le bel automne aux épousailles vermeilles
Des feuilles mortes qui se soulèvent et retombent
A Iz’arts
http://www.youtube.com/watch?v=s8zE-WNA6os
http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html
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