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elle était mûre assez sa peau était tendue
j’ai cueilli cet automne le beau fruit défendu
la jolie pomme pendue à la branche du pommier
Qui balançait au vent comme un petit panier
je l’ai prise dans ma paume et je l’ai fait reluire
sa peau de sable blond couleur de feuille morte
Ses rougeurs de femme allumaient mon désir
Je l’ai tôt embrassée tant l’envie était forte
Elle n’a pas lutté et j’ai mordu dedans
sa chair douce et sucrée sa chair parfumée
Sous mes baisers fiévreux ses lèvres se sont ouvertes
Quand elle s’est pâmée entre mes mains expertes
Un jus tiède à coulé au travers de mes dents
D’une douceur extrême dont je suis embaumé
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