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Sur un fil de fer
Tout comme un arbre seul planté dans un champ nu
Qui se cramponne au sol au cœur de la tourmente,
L’homme est un être seul, une écume dormante ;
Il reste aux yeux de l’autre un désert inconnu.
Interrogeant son cœur, sans être répondu,
Il tourne vers le ciel une main patiente.
L’espérance est au creux de cette mendiante
Mais l’écho de ce vœu semble à jamais perdu.
Il n’est point un rocher solide, inébranlable.
C’est un saule pleureur, souvent inconsolable ;
Où réside sa force est sa fragilité.
L’homme, en déséquilibre, erre au dessus du vide
Sur un fil de fer, seule sa sensibilité
Le remplit de l’espoir dont son âme est avide.
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