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Dédale
Ô sais tu ce tourment qui jamais ne cesse,
Ce regard sur qui tout va et se fane
Quand un matin s’éveille plein d’incertitude,
Froidure sur laquelle s’échouent les songes.
Ô sais tu ce balbutiement s’éteignant à sa source
Où la tristesse se comble d’un désir fou
D’éteindre à la lumière tous les combats.
Oublieuse enfance, je vais et je baisse la tête,
Dans le bonheur muet aux sonnailles d’un printemps
Ancien ou d’un ventre rond plein de promesses,
La lumière vint m’écorcher et m’infuser l’éphémère.
Ô je vais comme une ombre à l’angle d’une rue
Détachée de son fardeau, devinant sa chute.
Sais tu ce tourment qui saigne jusqu’au tombeau,
Et cette clarté si fière remplie de mensonges
Où va dans l’apesanteur des lieux le déclin,
Où se froisse dans l’allégresse tout ce qui est.
Je vais dans un dédale, un vent fou
Qui traîne les poussières du passé.
http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html
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