Thierry Demercastel ( poésie )

 

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Déclin

le dimanche 18 avril 2010, à 10:38. Posté par AGRIPPA





Déclin


Ah ! je l’entends ce clocher, comme une rumeur,
Il va comme un soupir, en un vaste chagrin,
Et dans les ciels profonds où plus rien ne pleure
Les brumes sans mémoire sondent notre déclin.

La clarté du jour où va le mensonge radieux
Jette son voile obscur et tout va agonisant.
Sous le grand arc de pierre où veille un dieu,
Je pose un cierge afin qu’il éclaire mon néant.


Mon Dieu quel est ce combat où se brisent les cœurs
Infusant le sang, la haine et les larmes de vie,
Emergeront ils dans l’aube éternelle, en sa vigueur,
Lavés de tourments quand le temps se sera enfui.

Ah ! je saigne, mais nul ne voit mon sang,
C’est une blessure que la nature sème,
Elle a la couleur des chimères, des fronts palissant
Et l’homme y déverse sans cesse ses anathèmes.

Quel regard de moi, évadé des miroirs,
En la pénombre, près d’un lieu à tous promis,
Se sera purifié en ce grand reposoir
Quand mille choses, sous mes paupières, sonneront minuit.

Ô patience, je serai patient, trop peut-être,
Le vent dernier m’aura livré tous ses secrets,
Pourquoi de cet horizon il faut naître
Et soudain périr, et l’éphémère refermer nos plaies.

J’entends, en ces promesses, la nuit et je m’absous,
Elle me berce de ses silences ou meurt l’ennui
Et je vais solitaire, écorché, une âme qui se dissout,
Sans regard, dans l’ombre des cyprès que le temps rajeunit

http://www.youtube.com/watch?v=ebeibrd0J58



http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html

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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
José le dimanche 18 avril 2010, à 11:04
Sublime

http://www.mespoemes.net/josecoelho

voicileure le dimanche 18 avril 2010, à 11:26
O douleur, o douleur, il n'y a nulle peine,
Que la mort et l'ennui n'effacent à jamais;..
Très beau poème (j'ai noté 14 pieds à pâlissant) 13 à radieux... et d'autres vers qui coincent un peu.. Ceci dit juste pour l'art de la poésie.
Amicalement

vs591 le dimanche 18 avril 2010, à 12:29
---- Une belle lecture , une ame qui se cherche ! Que le bonheur te guide mon ami
Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591

Loïc le dimanche 18 avril 2010, à 16:41
J'imagine que le nombre de pieds n'avait aucune importance au moment de l'écriture, mais c'est vrai qu'après 3 alexandrins parfaits de suite, on est surpris par les variations.
Le quatrain de "Quel regard de moi évadé des miroirs..." est très bien vu: quelle image laisse-t-on derrière nous?

jardinderimes le dimanche 18 avril 2010, à 16:46
----
http://www.mespoemes.net/jardinderimes
Qu'importe la façon, pourvu qu'on ait l'ivresse !

cauria le dimanche 18 avril 2010, à 17:36
----La forme que dire ? Déjà je pense que si un texte vous parle sur le contenu la forme a des chances d’être acceptable. Mon écriture est instinctive et je ne compte jamais les pieds. En réalité je me préoccupe très peu de la forme, car étant un véritable autodidacte, je me laisse guider par mon instinct et l’amour des mots, toujours avec le souci d’être le plus vrai possible, sinon le fait d’écrire, pour moi, n’aurait plus aucun sens. Merci à vous.
http://www.mespoemes.net/cauria

paulette le lundi 19 avril 2010, à 04:50
très beau, bravo; amitié;paulette l'ame des ames

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