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Son épée enfoncé dans mes entrailles,
Déchirant mon cœur blessé.
Et par son regard d’ange cruel,
Elle invite mon souvenir antique embaumé.
Les mains jadis douces remuent l’épée
Qui coupe mes tripes au gré de sa volonté,
Et mon cœur se vide de son sang en ruisseau,
Sur l’autel de l’amour, je suis l’esclave de son acte bourreau !
Mon âme gisante pleure mon passé amoureux
De cet ange au cœur de démon
Qui s’est emparé de mon cœur et mes sentiments
En usant de son sortilège envoûtant !
Par ses mots délicieux et exquis,
L’épine me paraissait rose épanouie,
Et mon cœur épris chantait une mélodie éternelle
Décrivant ma joie et mon bonheur d’un amour inouï !
Ma chanson de joie composée par nous deux,
Chantée à haute voix et parfois en cachette ;
Ses mots écrits en langage d’amour imprimé en octave,
Par la plume de nos rêves, imbibée d’écume suave.
Cette chanson qu’on croyait éternelle,
Par ses mots exquis et sa mélodie sensuelle
Mise à l’abri dans l’écrin de douceur
S’est transformée en chant de deuil sur cet autel d’érèbe.
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