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Entre la faim et la fin,
Un ventre creux et une arme à la main ;
Les rues colorées par le sang,
Les traces des Rangers et le reste des pneus.
Les cris s’élèvent de partout,
Des femmes qui courent tenant leurs enfants,
Des jeunes brandissent leurs armes
Et d’autres éjaculent le sang !
Les hommes de la loi, en treillis ou en tenue para
La kalachnikov à la main et des grenades au ceinturon,
Tirent à bout portant sur des innocents,
Des pauvres citoyens, des femmes et des jeunes adolescents.
Les cadavres éparpillés sur le sol, trouillés par des balles,
Abattus comme des chiens bâtards
Et laissés se moisir dans ces rues désertes, à odeur infecte !
Comme des ordures jetées aux portes des marchés.
Le monde est absent !
Ne se soucie guère de cette misère,
D’un peuple souffrant en calvaire
Vit la mort à tout instant.
Le monde est absent !
Regarde ces génocides en discrétion
Intéressé plutôt par l’Euro et les jeux au Canada,
Ou le nucléaire en Iran.
Sauvez ce peuple affamé,
Sauvez ce peuple massacré par des tyrans ;
Sauvez la dignité humaine transgressée,
Sauvez les innocents, sauvez les nigérians !
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