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Les visages sont changeant comme l’eau des rivières
Ils possèdent des rives sur lesquelles on aborde
Des miroirs profonds des lits remplis de pierre
Et de terribles crues quand colère ils débordent
Comme les paysages ils connaissent des saisons
Le masque de l’hiver est poli comme l’acier
Il a des reflets bleus comme l’eau des glaciers
Et le regard gelé de la froide raison
Le masque de l’automne est maculé de boue
comme un homme aviné il roule de port en porte
Il a le poil hirsute et un regard de fou
Humide de brouillard où planent des feuilles mortes

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