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Lorsque, d’un cruel destin suprême,
L’être humain semble malheureux,
Ses désirs les plus charnels se dissipent dans le vent des tourments,
Et son esprit n’attend que la clémence et le pardon, de l’être cher
Et même pas du bon dieu.
Pourtant, il songe à la ruine de son âme,
Plutôt de vivre avec un cœur sans raison
Maudite soit la vie sans elle
Où tout paraît cruel, même le destin et ses dérisions.
Il veut ainsi avaler l’écume de la douleur,
Et pleurer sa tristesse sur le vieux tombeau de son destin,
Faisant ainsi de sa vie un cimetière,
Où cohabitent les anges damnés et les démons.
Il caresse les fils de son instrument de misère,
Par les bouts de ses doigts,
Et s’enivre en chantant sa tristesse,
Arrosée par l’amertume d’un destin nauséabond.
Puisque le destin l’a choisi pour souffrir,
Et pour être malheureux toute la vie,
Il cherche ainsi au fond du péril, les débris de son cœur brisé,
Afin de les coller, restituant ainsi l’image de sa belle aimée !
Comme un condamné à mort qui tremble d’effroi,
Il s’agite entre la mort et les souvenirs d’autrefois,
Par ses frêles et doux doigts, caressent la photo de son amour,
Et son esprit se fige sur l’idée qu’elle lui pardonne encore une fois.
Il sait que la providence garde une place aux malheureux
Dans les rangs des damnés, des criminels et des démons,
Et qu’il sera la hôte du festin
Où sera servi son cœur brisé et son sang comme vin
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