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Au versant de l’orage
Avec toi, regarder tomber la pluie
Calme et doucereuse comme la nuit
Nez au vent, accolé l’un contre l’autre
Les joues voilées contre notre baume
Je n’ai pas perdu pied au sauvetage
Tu me retiens, tu te résignes davantage
Un regard qui peut se passer de mots
Une voix qui me rejoint dans l’écho
Je me penche sur les écarts de ton cœur
Mes mains torrides bordent ton bonheur
Vénérant et profitant du moment présent
Nous allons gaiement à contre courant
Du bout des yeux on flirte sous l’ondée
On prie le temps de nous oublier un peu
Du bout de notre vie, s’aimer est notre vœu
On courtise le vent pour mieux s’aimer.
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