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« Les choses les plus simples sont toujours les plus essentielles … »
Comme ce chêne, au tronc dur comme la vie …
Au tronc de terre, recouvert de suie …
Comme cet arbre…
Aux racines plus profondes que touts les abysses de mon âme …
Qui s’accrochent à la terre, mère de toute vie …
Moulé par le vent, jamais épargné par la pluie …
Temple de tant de serments …
Serments d’Amour …gravés à vif au plus profond de son écorce …
Bien à l’abri des écorchures du temps …
Comme ces chaînes transparentes qui m’entourent …
Lourdes, sombres, riches de leurs lots de … tristesse, de guerre, de faiblesse, d’égoïsme, de racisme, de misère, d’injustice, d’abandon, de souffrance, de crime, de haine, et de solitude…
Comme ces chaînes qui me blessent de les oublier …
Humides et froides comme le métal peut l’être …
Qui me rentrent dans la peau, pour me rappeler que dans la vie …
La seule liberté, c’est d’aimer …
Aimer pour rien, envers et contre tout …
Que la clé à toutes ces chaînes s’appelle l’Amour …
L’Amour inconditionnel, sans rédition, l’Amour passion, l’Amour partage, l’Amour de l’autre, l’Amour de soi, l’Amour pour soi …
Alors je pense à mon chêne, libre, sans chaîne…
Riche de tout ce qu’il est…
Qui m’abrite de tout son poids sans jamais douter de moi…
Arbre de vie qui m’a vu grandir…
Qui garde en son écorce, un coin de mon cœur …
Il me suffit de fermer les yeux, pour m’évader loin …
Très loin là-bas, sous mon chêne …
Fier, royal, là où il a toujours été …
Je le vois, je le respire, je le serre tout contre moi …
Me coucher tout contre son tronc …
Sentir ce bois rugueux, dur, mais généreux…
Écouter l’espace d’un instant le silence et son bruit …
Les oiseaux, le vent s’infiltrer entre ses feuilles…
De peur de ne pas les réveiller …
Le soleil mon ami … me conter combien la vie est belle …
Sa sève coule en mon sang …
Je connais chacune de ses feuilles …
Chacun de leurs tons …
Et qu’importe le temps, sous mon chêne il fera toujours bon …
Les choses les plus simples sont toujours les plus essentielles …
Elles n’ont pas de prix à mes yeux…
Car personne ne les voit…
Il faut parfois plus que toute une vie…
Remplie de beaucoup de vides, d’absences et de faux pas…
Pour se rendre compte…
Que comme ce petit bout de filament de cuivre
Qui chauffé à blanc, par les chaînes de la solitude …
Finira toujours par donner malgré lui, une porte sur la lumière de la vie …
Koko 10/2003
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