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Je suis torrent des Alpes je cours dans la montagne
Tant l’homme est attiré par la furie des eaux
Comme un cheval sauvage le cou pris au lasso
Afin de m’en défaire j’effectue des ruades
des voltes des glissades lors de mon rodéo
Des pentes enneigées je m’élance au galop
entraînant des cailloux vers le fond de mon lit
je fais entendre ma fureur parmi les éboulis
entre les gorges rouges résonnent mes sabots
Pas de bruits d’éperons ni de cris de cocher
C’est la pierre du rocher qui me tient compagnie
Et de la force des eaux la sourde litanie
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