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En notre alcôve
Dans l’aube chétive aux fardeaux anciens
Rappelle toi, oh ! mon cœur, ce qui s’attardait,
Ces parfums ignorant tous mes chagrins
Et ce vent qui doucement nous caressait.
Dans le sillage du temps tu t’es enfui,
Et de toi, de ton absence en mon sein,
Je n’ai pu que sonder ton sommeil épanoui,
Et mes lèvres mêlées d’ombres, baiser tes mains.
Dans mes errances je te façonne encore,
Aux heures chaudes où lasse, je me fais mendiante,
Où s’épanouit le jour cherchant nos corps,
Oh ! une heure, un instant, pour que tu me réinventes.
Je faiblis aux signes des saisons rajeunies
Et je marche vers toi le cœur écorché,
Me vidant de ce qu’a fait de nous ce temps maudit
Eparpillant notre amour aux heures troublées.
Viens comme une aube aux pâlissantes défaites,
Là où ne courent plus les chagrins d’hier,
J’y délaisserai ma mémoire, cette ombre inquiète,
Pour venir en ton alcôve où l’absence viendra se taire.
Comme un automne charriant d’ultimes promesses
Je me ferai ce printemps fou et glorieux,
Alors encore aimante aux habiles ivresses
Je me fondrai dans le secret de tes yeux.
A vous deux Marc et Douceur
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