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LA GOELETTE
Ont tant passé, les heures, les jours et les années,
Sans trop s'en rendre compte, elle a laissé aller,
Ses rêves , ses espoirs, en bateau dérivant,
Au gré des vagues folles , au caprice du vent.
On lui a dit : "Ici tu devras t'arrêter,
"Voilà ton dernier port, telle est ta destiné ".
Accepter, elle ne peut, ses rêves se font amers
Elle ne pourra plus vivre si elle n'a pas la mer.
Le vent ne jouera plus dans ses voiles blanches,
Elle regarde le ciel et offre sa souffrance.
Les vagues ne berceront sa coque déchirée,
Même la brise de l'espoir vient encore de tourner.
Un jour elle partira, ses longs cheveux au vent,
Vous pourrez la croiser au bout de l'océan.
La nuit sous les étoiles, elle vient se reposer.
Au creux d'un lagon bleu ... où habitent les fées...
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