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Le rêve affaiblit
Il s’abrite dans cette tête
Débordant de tant de rêves
Voulant tout les habiter
Sans même s’y être inviter
Il s’y installe des chimères
Dans des jours éphémères
Au grand vent malmené
S’alanguissant de pleurer
S’endormant sur la pâle page
Il relève dans ses voyages
Nul doute il en tressaille
Somnolant aux entrailles
Veillant à ne pas s’éteindre
Aux aguets du temps perdu
Il soustrait les instants étendus
En la réalité et se fait restreinte
Au delà des mots inachevés
Dans un état très conscient
Il s'assoupit sous un bon vent
Sous des rêves très relâchés
Il tremble, il va pleuvoir
S'adossant à l’infime grimoire
Le cœur aux aguets chaque soir
Un rêve affaiblit encore très noir !
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