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Assis seul dans le noir, devant la cheminée
Fermant mes yeux aux soir, mon esprit laminé
Je sens douce chaleur de l'âtre qui crépite
Mon calme n'est qu'un leurre et je sombre bien vite
Un souffle sur ma peau me fait ouvrir les yeux
Je discerne un visage encore un peu brumeux
Autour, des cheveux blonds tout près de mon oreille
Susurrant des mots doux, tendresse à mon réveil
Des doigts sur moi se posent et ouvre ma chemise
Les boutons sont défaits, un à un sans une pause
Frissonnant sous la main de la belle insoumise
Savourant la chaleur des baisers qu'elle dépose
Ses lèvres sont velours sur les plis de mon corps
Caressé lentement par ses boucles dorées
Ma bouche est assiégée aussi sans mon accord
Sous son joug tout mon être est partout dévoré
Suis-je encore en mon rêve ou bien réalité
Je sens sur mon visage une grande humidité
J'ouvre d'un coup les yeux et trouve face à moi
Mon chien la bave aux lèvres et c'est moi qui aboie.
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