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Notre amour
J’ai retiré de ma mémoire ce morceau choisi,
Celui de ton sourire, de tes vingt ans,
Loin des chemins dévoisés, d’ombres remplis,
Puis me suis assis sur la pierre, rêvant un instant.
Ton image m’est venue sur l’aile d’une brise douce,
Elle ondulait comme ces champs de blé au soleil,
Comme tes hanches où mon regard finissait sa course
Quand les jours, les heures, se faisaient pareils.
J’avais posé mon front sur tes frêles épaules
Comme un soupir que l’on délaisse aux inquiétudes,
Comme deux lèvres qui, d’un baiser, se frôlent,
Remplies dans leur geste, de certitude.
A ton sourire je m’étais bien souvent égaré,
En glissant ma main dans la tienne,
Je sentais ton pouls, ce battement en allé,
Cet amour sans ombre grandissant sans peine.
Dans les aurores où se distillent les futurs,
Là où toute chose s’empare de l’éphémère,
J’entendais se dresser de vagues murmures,
Obsédants et vivaces, qui venaient me distraire,
Mais à l’aube des souvenirs, je te façonne encore
A l’ingratitude des heures qui se défont.
Les amours tourbillonnent et s’ évaporent
Mais le nôtre est resté sous nos fronts.
A mon épouse
22/12/08
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