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L’hiver les doigts sont gourds, les eaux gelées charrient
Des glaces, la nature désolée tremble de froid
Seules les lignes du métro qui tremblent à chaque rame
Donnent aux humbles un abri pour y cacher leurs drames
C’est dans ses mois où tout s’enterre que passent les rois
Portant l’or et l’encens (car toute chose à son prix)
Ils viennent pour adorer l’Amour Pan Jésus Christ
Et remontent l’avenue vers l’Etoile à Paris
Oubliant que sous eux dorment les sans abris
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