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Encore une fois
Tu t’es évanouie à la fin du jour,
De tes habitudes, de ta clarté insigne,
Lentement, fébrile et sans détour
Tu m’as fait un dernier signe,
Là, derrière la fenêtre, tout près,
Où frémissent les oliviers,
Où le ciel sombre reconnaît
Ses heures fanées,
Les étoiles luisaient à l’infini
Dans le parfum nocturne des orangers,
Le vent montagnard que tu avais maudit
Avait encore une fois sombré,
Et tu t’éloignais, tu t’éloignais
Dans le tic tac lancinant
Que la pendule, sans effort, martelait,
Pressée d’absorber le temps.
Où vas tu, vagabonde passagère,
Jamais lasse de frapper aux portes
Du temps, de sa terrible enchère
Où l’enfant se ride de ses années mortes.
Je ne te vois plus non plus,
Je n’ai pourtant pas dormi,
Phébus pointe à l’horizon, cet inconnu,
Un nouveau jour est là, promis.
Une année nouvelle est là, poètes,
Cortège encombré de parfums
Et ce tic tac qui nous guette,
Mais l’année prochaine c’est pour demain !
Je ne vous souhaite que santé, poètes, poétesses
Car c’est la seule lumière que je reconnaisse,
Qu’elle illumine votre plume de poésie.
http://www.youtube.com/watch?v=NpNFdvWk-mo&feature=related#
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