Thierry Demercastel ( poésie )

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Poème dédié ( Ma chère amie )

le dimanche 28 décembre 2008, à 15:50. Posté par AGRIPPA


Ma chère amie

Dans l’errance de ma plume, aux saisons lointaines,
Et que la lumière m’éclabousse de ses solitudes,éperdu
Oh ! mon amie, dites moi où vont ces vers qui m’entraînent,
Vont ils dans les peines du silence aux noirceurs têtues.

Savez vous combien de peines, de chagrins, s’y trouvent,
Cherchant hagards l’ébauche d’une autre rive,
Cette porte lourde que l’on entrouvre
Comblée de lueurs étranges et lascives.

Oh ! mon amie il fallait que je vous dise
Que mon encre n’est que douce mélancolie,
Pâleur étrange et enivrante où les sommeils se brisent,
En un bouquet de coquelicots, elle se déguise.

Langueur mêlée au désir d’éphémères larmes
Où vont les soupirs d’une mer houleuse,
Où le cœur balbutie et vous réclame
Quelques fragments de passé aux heures fiévreuses.

Mon âme inquiète ère déjà sur les parvis foulés
En l’église encombrée d’abîmes naissants,
Au murmure intime de mes prières surannées
Elle fuit en un rêve évanescent.

Savez vous combien le bonheur est savoureux
Quand il s’éveille de vieilles tristesses
Et que l’on regarde au fond de ses yeux
Le temps qui passe comme une caresse.

Point de regret dans cette aube endolorie,
Rêveuse et mélancolique, où vont
D’indicibles rumeurs sur les matins évanouis
De nos sommeils épanouis, sous nos fronts.

Savez vous combien j’ai crié vers le ciel,
Mais il n’entend jamais, et l’écho
Putréfié devient toujours cet ange cruel
Se cachant entre des pilastres de pierre et des faux.

A ce chant morne qui m’étreint dans mes silences,
Ivre de douleur mais infiniment sage,
Je vais à ces feuilles morte et je danse
Comme de vieille lunes sur les nuages.

Savez vous mon amie ce privilège qui m’étreint,
Ce morceau de vie et de joie ineffable
De vous savoir penchée sur mes quatrains,
Sur cette mélancolie dont je suis coupable.

Savez vous mon amie si à cette horloge obstinée,
Ce martèlement infernal froid et tragique,
Si les poètes aux douleurs très atténuées,
Là bas, rêvent encore près de corolles angéliques.

Savez vous si l’oiseau que ma mémoire aura peint,
Chantera encore dans les vapeurs stériles
D’un corps délabré qui n’a plus rien d’humain,
Au chant de l’helminthe laboureur de nos périls.

Savez vous



Dédié à Den.Hall



http://www.youtube.com/watch?v=RpTuBGDPXOM#

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
douceur le dimanche 28 décembre 2008, à 19:37
oui je sais que tes mots sont venus jusqu'a moi, j'entends le corbeau me dire revient il a soif ! de toute beauté ! xxx

Michel (Signes de Vie) le dimanche 28 décembre 2008, à 23:24
De la poésie, un bon pianiste et une très chouette illustration. Une belle page

patrick (chroniques et rimailles le lundi 29 décembre 2008, à 23:21
Il y a parfois de la magie qui transite par les mots et imprègne la mémoire de ceux qui les récite.Très joli texte qui sent la chataigne de ce petit golf Corse où sans doute j'irai.A bientôt pour les voeux Amitié Patrick

denhall le mercredi 07 janvier 2009, à 11:19
je sais peu de choses, et je doute beaucoup! néanmoins, aujourd'hui je sais une chose, que la vie réserve toujours des moments d'exception, qu'il faut savoir les prendre, les recevoir comme un don du ciel! merci

Nighty le lundi 12 janvier 2009, à 11:41
Une bien belle dédicace qui rappelle comme il est bon d'être de tes amis. Bravo Agrippa !

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet