|
Sur le déclin de mes mots
Sur une tendance ahurie
Je relève de mes mots
Dans un sens approfondi
A la saveur de renouveau
Je dépose mes écrits imprécis
Venant de mon sombre esprit
Par de grands pressentiments
L’illusion suspendue au temps
Je ne cherche pas à satisfaire
Puisque j’ai semé mes vers
Je parcours les mots du glossaire
Ceux qui pourraient vous distraire
Je musarde naïvement mon encrier
Cherchant tous les mots manquants
Pour pondre des termes naissants
Aux mémoires, de ma tête, animées
Je signe encore une fois la feuille blanche
Refoulée depuis des jours d'errance
Recourbée à la fin de ce poème
De votre pensée je me prosterne
Je voudrais par votre intelligence, poète
Vous interpeller semblablement à un interprète
Mais je n’ai pas la contenance d’un orateur
Ces simples mots sont venus de mon cœur !
|