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Sous le grand chêne
Je rêvais sous un grand chêne,
L’air y était doux, le ciel aimable,
Les nuages tissaient de longues traînes
Et le vent se sentait coupable.
Quelques pinsons affairés, ici et là,
Allaient de branche en branche, sifflotant,
Semblant m’ignorer, les ingrats,
Pressés d’écrire l’histoire, le temps.
Il y avait là des arbres de noble allure
Semblant bavarder avec le ciel,
S’enivrant sous leur belle parure,
Du vent, cette aimable sentinelle.
Les fougères affolaient les ombres
Et le terreau ne s’en plaignait,
Car en d’utile profondeur, en nombre,
Le vermisseau en tire tous les attraits.
Dans les allées touffues d’empreintes,
Que la nuit s’était appropriée,
Flânaient encore comme une étreinte,
En mon cœur, ces pas éparpillés.
Je rêvais sous un grand chêne
Qu’ici, demain, rien ne changerait
Et qu’au loin la nature que l’on enchaîne,
De ses cris, de ses plaintes, m’appelait.
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