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Faite de bois et d’un peu d’acier,
De forme arrondie, quelque peu élancée,
C’est un bagage que l’on porte sur le dos
Si léger qu’il n’est pas un fardeau
Et sur le brouillon de notre vie
Elle nous aide quand le ciel se fait gris.
Elle bavarde sous les toits délabrés,
Le temps qui vient doucement s’effacer.
Les nuits s’agitent et les yeux se ferment
Pour des souvenirs que l’on enferme,
Et elle chante, elle chante sans soupir,
S’offrant à nos nuit qui viennent pâlir
Quand elles se font, hélas, solitude,
Au temps chaque jour un peu plus rude.
Elle sommeille parfois en quelque endroit,
Posée doucement, comme il se doit,
Sur une chaise, contre l’angle d’un mur.
Regardez la, elle a fière allure,
Parfois elle se fait classique,
Langoureuse ou mélancolique,
Et fougueuse, électrisant le geste,
Elle se donne sans demander son reste.
Soyez en sur, elle a une âme,
Car par sa grâce c’est une grande dame.
J’ai bien essayé de l’apprivoiser,
Par de doux gestes, la caresser,
Mais un peu gauche et maladroit,
Je ne suis pas musicien je crois.
D’autres, plus que moi, feront merveille,
Sous les mansardes ou quelqu’un veille,
Près d’une cheminée qui crépite,
Des ronds de fumée sortant d’une pipe.
Dans les citées, carrefour des illusions,
Où de ses nuit, elle s’enivre sous les lampions.
Parfois prolétaire, ou bourgeoise,
De ses nuit qui se pressent et s’embrasent,
Elle se donne au chant d’amour,
Elle anime dans les yeux les toujours,
Mais c’est à la campagne, aux mortes saisons,
Quant elle vient se faire chanson ,
Quand tout s’apaise dans les chaumières,
Alors je l’écoute comme une prière.
Elle est là, posée sur les genoux,
Attentive à nos rêves les plus fous.
Je l’aime, à vous en dire son nom,
Elle n’a pas d’age, croyez moi ou non,
Mais elle a une âme, soyez en sur,
Une âme de guitare, bien sur.
http://www.youtube.com/watch?v=LDvg5QybsKs
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