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Quand s’évadent les parfums éventés,
Oh ! mon cœur, tu ne cesses de réclamer
Ces lointains et beaux souvenirs,
Comme lèvres habitées d’un sourire.
Tu chantes en ces plaines lointaines,
Ce temps enfoui qui se traîne
Derrière ces crépuscules vieillis
Où toutes choses se taisent, ensevelies,
Ces pas, empreintes sans mémoire,
Qui s’achèvent sans s’émouvoir,
Les mots usés que l’on chuchotait
Regardant la mer qui nous mentait,
Au voyage de vagues incertaines
Mourantes en une longue traîne.
Oh ! mon cœur entends ces flots,
Ce vent bizarre venu de mes maux,
De ce pays aux saveurs étranges,
De ce pays que rien ne dérange
Où le verger n’attend plus rien,
Ce printemps délivrant chagrins
Où l’eau pressée du vieux ruisseau
Se meurt en son long berceau,
Où s’est tu l’éphémère assassiné,
Aux frimas, et par le vent résigné.
Qu’as tu mon cœur pour crier ainsi,
Peignant ces automnes effarés
Où mon souffle vient s’égarer.
Regarde, je me suis assoupi,
Le temps, vois tu, a suffi.
Mon visage en paix et radieux
Ne regarde plus que les cieux.
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