|

J’ai suspendu, au crépuscule fragile,
Ce que j’ai vu dans les allées du jardin
Où somnolent les lauriers au vent agile,
Ces quelques fleurs de jasmin,
Leur parfum si doux n’est il pas
Celui de tes lèvres roses,
De l’étoffe froissée de ce drap,
De ton regard qui sur moi se pose.
Sans hâte, j’y ai suspendu aussi
Nos vieux anneaux tout blottis
Tant ils se ressemblaient,
Les vois tu briller à la nuit nouvelle,
Dans mes soupçons qui s’éveillent,
Ceux d’un ailleurs, sans attrait.
http://www.youtube.com/watch?v=eQ6h5IhFKYA#
|