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Il s’est tu l’enfant de quinze ans,
De ces heures, de ces jours le blessant.
Les fleurs avaient délaissé leurs beaux habits,
Le vent, en ses murmures, s’était assoupi
Et en son regard enseveli de larmes
Il regardait le ciel profond de son âme.
Des nuits, il attendait l’aimable torpeur
En sondant ces choses d’où l’on meurt.
Ses mains entrelacées sur son ventre,
Imaginant ce voyage de cendre
Dans ce gouffre, ce grand ciel,
Où il irait peut-être, joyeux, sans aile.
Il s’est tu cet enfant de quinze ans
Sous le regard aveugle du temps.
La mer bleue était devenue trop sombre,
Elle avait attaché à son cœur ses ombres.
Sur ses lèvres légèrement entrouvertes
D’un baiser de lune pâle et inquiète,
Un voile vint doucement se poser,
De ces voiles qui viennent vous raconter
Cet ailleurs, dans les brumes de l’oubli,
Ceux que les anges d’un sourire avait promis
Dans son missel qu’il avait tant lu,
Usant son regard aux illusions déchues.
Il s’est tu cet enfant de quinze ans
D’un baiser d’étoiles dans le vent.
A ceux qui n’ont pas eu la force de rester
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