|

J’ai cherché dans l’hiver profond
Ces quelques parfums de ces temps
Rajeunis, où les jours, les heures, se défont
D’une pendule au tic tac lancinant.
Je me suis penché sur de vieux berceaux
Mais notre temps était parti déjà,
Il n’y avait au fond q’un triste rameau
Celui d’un passé cherchant nos bras.
Quel est ce vent qui me fera dire
Aux tumultueux rouages du temps
Ce mot là, en mon cœur, en mes soupirs
Cherchant ton visage d’enfant.
Oh ! je pourrais me taire jusqu’à trépas
Et enfouir ce mot, mon frère, sous le voile chétif,
Bâillonner ma conscience où s’animent mes pas
Vers des cieux lointains aux sourires plaintifs.
Attendre cette providence incertaine,
Celle des silences animant nos regards,
Sans que mots à l’horizon des peines
Viennent dans ton sourire t’émouvoir.
Sonder ces lunes absentes d’autrefois,
Celles dont la mer étale se nourrissait,
Où je cherchais en de furtifs endroits
Bien des regards pour calmer mes plaies.
Mes lèvres closes , je n’ai que ma plume,
Et là, sous mon front, quelques lueurs anciennes,
Puis ce mot qui en moi se consume
Que l’on dit quand on aime.
A toi mon frère .
http://www.youtube.com/watch?v=tvm2ZsRv3C8&feature=related#
|